Jeux

Les jours de la semaine in English please !

Suite à l’énorme succès sur les réseaux sociaux du jeu des jours de la semaine disponible par là (clic clic), un des commentaires précisait qu’en langue étrangère ce serait super ! (et pour d’autres cycles du coup 😉 )

Voilà donc un petit bonus auquel je n’avais pas pensé en créant le jeu : Le jeu des jours de la semaine in English please !

Bonne soirée à tous 🙂

Structurer sa pensée

Avec un maxicoloredo en petite section

Cette année j’ai des petits (32 exactement) et mes élèves adorent le jeu du maxicoloredo qu’ils manipulent librement depuis plusieurs mois. C’est donc tout naturellement que je vais proposer cette semaine une activité mathématique issue d’un ouvrage que j’affectionne depuis une bonne dizaine d’années maintenant :

J’ai eu la chance de participer à une animation pédagogique à Nancy qui présentait ce livre qui venait d’être publié. Ce que j’ai aimé de cette formation : elle expliquait les notions théoriques avec beaucoup de simplicité et d’exemples concrets, moi qui débutais j’ai réussi à accrocher directement. Et toutes les activités présentées à l’intérieur sont faisables avec peu de matériel, par contre il faut en fabriquer beaucoup. Mais en fabriquant on réduit les coûts… 😉

A l’intérieur de ce livre très facile à lire, on nous associe les différentes activités aux compétences travaillées dans un tableau synthétique. Chaque type de compétence étant développé plus loin.

Et chaque activité est associée à un niveau ainsi qu’à une période de l’année ! C’est clef en main pour la rédaction de ses progressions 🙂

Oui certes, j’ai beaucoup gribouillé dessus !

Même si l’ouvrage cadre bien une année scolaire entière de la TPS à la GS, il laisse tout de même une bonne marge de manœuvre à l’enseignant : avant chaque compétence, on trouve des apports théoriques bien développés qui permettent d’enrichir avec d’autres situations qu’on peut concevoir nous-même.

Et concernant les activités en elles-mêmes, elles sont très bien détaillées et disposent d’astuces/conseils pertinents :

Et en images, la préparation (qui n’est pas si conséquente vous en conviendrez 😉 ) :

J’ai réalisé 23 cartes en tout : voici le détail par couleur et par quantité, je pense faire une pioche et une fois la pioche terminée, remélanger toutes les cartes et continuer de jouer.
L’enfant place la bonne quantité dans une barquette puis valide par lui-même en posant sur la carte avant de poser sur le support du jeu.
Si la quantité est respectée mais que les formes ne le sont pas, je permets aux enfants d’ajuster leur choix au moment de poser sur le support.

Je ne sais pas si ce livre est encore disponible à la vente car les termes ne sont plus les mêmes que ceux des programmes actuels, mais vous pouvez adapter. Si par contre vous tombez dessus et pouvez l’emprunter, ne passez pas à côté de cette jolie pépite 🙂

Inutile de préciser que ce jeu peut être laissé en temps d’accueil en autonomie dès la PS une fois maîtrisé et que vous pouvez complexifier la tâche en augmentant la difficulté pour les autres sections.

On pourrait aussi imaginer une séance de langage où l’enfant doit demander à un de ses pairs ce qu’il peut obtenir par rapport à sa carte et son support. Faites place à votre imagination !

Bonne journée à tous 🙂

Jeux

Le jeu des jours de la semaine

J’ai eu pour habitude de le surnommer « UNO de la semaine » mais la règle du jeu ne ressemble pas véritablement au célèbre jeu de cartes.

Au départ : un constat des maîtresses de CP. Les enfants connaissent mal l’ordre des jours de la semaine. Ils ne reconnaissent pas ces mots qu’ils fréquentent pourtant quotidiennement.

De mon côté : j’étais T2, première classe (des MS/GS) et mes activités ritualisées manquaient de peps. Deux ou trois enfants étaient véritablement actifs et les autres attendaient sagement ou pas que les choses se passent.

J’ai commencé à rédiger un projet « JE CONNAIS MES JOURS DE LA SEMAINE », je souhaitais mettre en place des activités dynamiques pour réveiller mes élèves et leur permettre de mémoriser cette succession de jours.

A l’époque, je venais d’essuyer un échec terrible avec ma comptine des jours de la semaine :

Lundi tout gris

Le lundi tout est gris,
Jaune clair est le mardi,
Mais voici mercredi rose,
On se repose.
Jeudi bleu vient à son tour,
Vendredi vert le suit toujours.
Samedi rouge, dimanche blanc,
C’est la joie des enfants !

Durant mes 2 journées de formation T2, notre conseillère pédagogique a souligné l’intérêt plus que ridicule de faire apprendre cette comptine pour retenir le nom des jours de la semaine… Cette affirmation m’a fortement perturbée, et de retour dans ma classe j’ai « testé » mes élèves…

Maîtresse : « Quel jour sommes-nous aujourd’hui ? »

Elève 1 : « Jeudi bleu !! »

M : « La couleur est-elle importante pour donner la date du jour ? »

Ensemble de la classe : « ……………..? »

Sans rire, il m’a fallu au moins une semaine pour faire intégrer chez chaque enfant que la couleur n’était pas importante pour donner la date. Que si les jours avaient des couleurs dans notre classe c’était uniquement pour faire beau, et que dans d’autres classes on aurait pu choisir d’autres couleurs…

Les moyens sont restés perturbés, mais les grands ont bien compris que « le numéro » à côté du nom du jour était bien plus important pour dire quel jour précis dans le mois nous étions.

Conclusion : je n’ai jamais recommencé avec cette comptine ! (sauf à partir du moment où les jours étaient bien en place pour chacun des enfants).

REGLE DU JEU DES JOURS DE LA SEMAINE :

But : se débarrasser de toutes ses cartes en premier.

Comment jouer : Distribuer 5 cartes par enfant, le reste constitue une pioche. Le joueur qui possède un « lundi » commence et pose sa carte. Le joueur suivant doit poser un mardi sur le lundi. S’il n’a pas de lundi mais dispose d’un « joker », il peut remplacer la carte manquante par ce joker. S’il dispose d’un « change de sens » il peut le poser et l’ordre des tours des joueurs se retrouve inversé. S’il ne peut poser aucune carte il doit piocher. Selon le même procédé, il peut ou non se débarrasser de sa carte et c’est ensuite au joueur suivant de jouer.

Fin du jeu : lorsqu’un joueur a réussi à se débarrasser de toutes ses cartes ou si le jeu est bloqué. Dans ce cas, tout le monde a perdu.

Les cartes sont disponibles en lettres majuscules, scriptes et cursives (Dumont) :

Langage

« J’ai… Qui a ? » Version petite poule rousse

Dans la suite de mon travail amorcé sur la Petite poule rousse de Byron Barton (article par ici : clic clic), voici une version du jeu de cartes « J’ai… Qui a ? » consacré à l’album.

J’ai de nouveau joué sur l’association des illustrations aux photos 😉

L’enfant annonce : « Jai la poule. Qui a les poussins ? ». La poule étant l’illustration, les poussins la photo et sur la carte poule à associer, on retrouve la photographie de l’animal cette fois-ci.

Comme nous avons de super Atsem à l’école (et un super Pascal aussi), le jeu a été réalisé, imprimé, découpé, plastifié en un après-midi. Le bonheur absolu !

Ce que j’aime avec ce jeu de cartes du « Jai… Qui a ? », c’est que la règle est tellement simple, les possibilités tellement infinies, qu’il est possible de le laisser en parfaite autonomie par un petit groupe d’enfants qui auraient envie d’y jouer. Et on permet du langage libre sans maîtresse à ce moment-là.

Assez de blablas, place au fichier !

« J’ai… Qui a ? » La petite poule rousse par ici :

Les évènements de classe

Les élections presque présidentielles

(article rédigé le 11 mai 2012 sur l’ancien blog)

Depuis le premier tour des élections présidentielles de 2012 mes élèves de grande section sont très curieux… 

« Et tu sais mon papa y va voter … »

« Et même que ma maman elle vote aussi ! »

Ca a été l’occasion de tester leurs connaissances et à ma grande surprise voici toutes les informations recueillies le lundi qui a suivi les résultats du premier tour :

– « Ma maman a voté », « Mon papa a voté ».

– « C’est pour changer de président ».

– « Le Président c’est Sarkozy ».

– « Il y a dix personnes qui veulent être un président ».

– « Les adultes peuvent voter, pas les enfants ».

– « On prend un papier et on le met dans l’enveloppe ».

Puis lundi après le résultat du deuxième tour j’ai demandé à nouveau : « Que s’est-il passé hier ? » : 

– « On a changé de président ! »

– « On entend « a voté ! » ».

– « C’est Monsieur François Hollande ».

Illustration de Jack Koch (Danger Ecole)

Alors j’ai posé une autre question : « Qu’est-ce que c’est VOTER ? » Et là je n’ai obtenu aucune réponse !

J’ai donc décidé d’organiser des élections l’après-midi même : les enfants ont voté pour l’album qu’ils préféraient entre deux que j’ai déjà lu en classe à plusieurs reprises.

La suite en images :

L’isoloir
Les bulletins de vote
L’urne
Les cartes d’électeur
La liste d’émargement
(qui est très moche, l’important étant de signer !)

Et puis nous nous sommes lancés :

Et puis finalement… Les résultats officiels sont arrivés et tous les enfants ont été ravis !

Chacun est reparti avec son bulletin de vote histoire de tout raconter le soir à la maison !

Et ce matin j’ai posé à nouveau la fameuse question aux enfants : « C’est quoi VOTER ? »

– « C’est choisir ».

– « Mais c’est secret ».

– « Et il faut bien connaître et entendre pour pouvoir choisir sinon on choisit au hasard ».

Fonctionnement de la classe

Nos mascottes de classe

(article rédigé le 10 novembre 2013 sur l’ancien blog)

C’est très fréquent de trouver une mascotte dans une classe maternelle. Et aujourd’hui j’ai décidé de vous présenter les nôtres

(oui il y a une référence à la série Friends dont je suis complètement fan ! Et c’est aussi une excellente excuse pour découvrir les albums d’Anthony Browne)

C’est un petit chimpanzé très curieux.

Il adore l’école et aime apprendre avec les élèves même s’il se trompe très souvent !

Ce personnage est en quelques sortes la mascotte officielle de la classe. C’est à lui qu’on explique le travail réalisé en classe, c’est lui qui fait des bêtises en douce qu’il faut remettre en ordre, c’est un petit malin qui débloque des situations de langage parfois trop intimidantes…

Il est très utile pour la maîtresse car il permet de mettre en place des apprentissages de façon plus sympathique.

Je l’ai acheté il y a déjà 5 ans (au moins !) lors d’une visite à la Montagne des Singes en Alsace. Je cherchais à l’époque une mascotte originale et quand j’ai vu sa bouille j’ai tout de suite craqué ! Je crois que son prix était de 15 euros environ.

C’est un gentil gorille aveugle qui vit dans la bibliothèque de notre classe.

Très calme, il adore qu’on lui raconte des histoires. 

Ce deuxième personnage est un « rajout » lors de ma première année en poste en maternelle. Cette année-là j’ai remarqué (à mon grand regret) que les élèves ne prenaient ABSOLUMENT PAS soin des livres de la bibliothèque de la classe. Déchirés, mordus, mouillés, … (en grande section !!) 

J’ai donc cherché des solutions, j’ai même puni en privant de bibliothèque ponctuellement … EN VAIN.

Alors un jour, sur une brocante je trouve ce gorille usé (on voyait encore la couleur de ses yeux à l’époque) à 0,50 centimes sur un stand. Je craque de la même manière que pour Marcel et je l’emporte à la maison, puis à la classe.

Il lui fallait un nom. Morgane, une collègue de l’époque me dit « Alphonse« , spontanément. Et c’est une évidence. Marcel, Alphonse et moi allions dès à présent former un SUPER TRIO. Un trio unique. Un trio magique ? PRESQUE. 

Alphonse décide de vivre dans la bibliothèque de la classe. C’est sa maison, il faut la respecter. ET CA MARCHE !! C’est presque incroyable, les livres s’ouvrent, les pages se tournent…

Je décide donc d’envoyer Alphonse dans les familles. Armé de son sac à dos et de quelques bananes de plastique, il va et vient… Les enfants se mettent à raconter… 

A force d’être prêté, lavé… Ses yeux deviennent blancs. Je prends alors un marqueur pour colorier. Mais ça ne tient pas. Alphonse est donc devenu aveugle. Et cette situation offre de nouvelles possibilités : les élèves ouvrent les livres et RACONTENT des histoires à Alphonse, dans le calme. 

Une année, Alphonse se casse un bras juste avant la classe verte. Il part avec un plâtre. (Un élève était dans la même situation il fallait dédramatiser !)

Marcel et Alphonse font désormais parti des meubles de la classe, de l’école.

Pourquoi ai-je décidé de vous en parler aujourd’hui ? Parce que mardi Alphonse va ressortir son sac à dos, son stock de bananes, et partir à nouveau se promener dans les familles… J’ai même envie de confier un appareil photo avec, mais j’ai peur que les parents mettent la carte SD dans leurs ordis et me choper un virus…. Vous en pensez quoi ?

Langage

La petite poule rousse (Byron Barton)

J’ai décidé de travailler cette année (et pour la première fois ! Pourtant c’est un classique…) autour de la petite poule rousse avec mes élèves de petite section.

Le vocabulaire de cette histoire est assez conséquent, j’ai donc commencé par redessiner l’intégralité de l’album en isolant chaque mot. Et avec une tablette, mes élèves ont commencé à échanger, nommer et expliquer les différents personnages/lieux/objets.

Pour accompagner le texte de cette histoire voici des cartes à double usage :

  • cartes de nomenclature du vocabulaire (majuscules, script et cursif en téléchargement en bas d’article),
  • cartes de mise en paires illustrations/concepts

Les images redessinées peuvent être laissées en coloriages éventuellement pour le plaisir de chacun. Mais elles peuvent aussi servir de base pour une théâtralisation/mise en voix des personnages.

Fichiers en téléchargement :

  • Images à mettre en couleur :
  • Cartes (différentes écritures) :

Belle journée à tous 🙂

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Présentation

Bonjour et bienvenue à tous sur mon modeste blog !

Enseignante en maternelle depuis 11 ans, je suis également passionnée par mon métier et en perpétuelle recherche. Je prends plaisir chaque jour à observer chacun de mes élèves et à leur permettre d’évoluer à leur rythme dans un environnement sécurisant et bienveillant.

Convaincue de l’importance de l’école maternelle dans la préparation des apprentissages fondamentaux, je n’hésite pas à intégrer les parents à la scolarité de leurs enfants.

Après avoir créé un blog sur canalblog (zilstoires.canalblog.com) lors de ma nomination sur un poste de remplaçant (ZIL), j’ai décidé dans un premier temps de continuer de l’alimenter selon mes possibilités de maman de deux petits mecs. A mon grand désarroi, je découvre ce matin la disparition de la plateforme qui accueillait mon ancien journal et je décide d’en ouvrir un nouveau non sans difficulté ! (s’y remettre est à la fois un plaisir et un défi extraordinaire pour moi).

J’espère de tout cœur parvenir à partager avec d’autres enseignant(e)s nos quotidiens de « maîcresses » !

Emilie